lundi 30 avril 2012

Processus, Organisation, Technique : trois étapes pour réussir son projet de data mining

«Au service d'un objectif marketing global, le data mining n'est qu'une étape d'un process global de stratégie CRM », estime Stéphanie Maillet, responsable data management chez The Value System. Une entreprise qui fait du B to B et remet en cause sa segmentation client tous les quatre ans peut décider d'adopter une approche "étude" pour ses analyses data mining, c'est-à-dire répondant à des besoins ponctuels, voir même de les externaliser auprès de sociétés spécialisées. «Par contre, estime Michel Bruley (Teradata), une entreprise B to C qui dispose d'une base de plusieurs millions de clients et confrontée à un marché très volatil, doit forcément, si elle décide d'internaliser ses processus de data mining, adopter une démarche projet. » Dès lors que l'on décide d'industrialiser le data mining, il convient de respecter certaines règles, sans quoi le projet risque fort de tourner rapidement à l'échec total. « Si le département marketing d'une entreprise souhaite s'appuyer sur le data mining pour lancer une nouvelle campagne, il lui faudra, au moment même de la planification de la campagne, prendre en compte ces processus d'analyse », explique Françoise Fogelman (Business & Décision). Une prise en compte d'autant plus importante que le data mining implique toujours un travail de préparation des données et donc de temps dédié à cette tâche. «Trop souvent, les entreprises qui se lancent dans des projets data mining oublient cette phase essentielle de définition des process », précise Françoise Fogelman. Autre facteur crucial pour mener à bien son projet de data mining : l'organisation. Il s'agit en fait de définir qui fait quoi ? Aujourd'hui, les tâches sont réparties de la sorte : les analyses statistiques, compétences oblige, se réalisent au niveau du département étude, les process ETL d'extraction, de transformation et de préparation des données restent sous le joug de l'informatique. Tributaire du département études pour les analyses et de celui de l'informatique pour l'extraction de données, le marketing doit attendre parfois jusqu'à six mois pour obtenir les résultats nécessaires au lancement d'une nouvelle campagne. « La solution serait que le marketing dispose de ses propres outils de data mining et d'un outil de gestion de campagne lui permettant de faire ses extractions de données. Si tous ces outils sont directement exploitables au sein du département marketing, le marketer pourra réaliser ses études en 15 jours seulement », explique Françoise Fogelman. D'autres spécialistes estiment, au contraire, que les marketers ne connaissant pas suffisamment le monde du data mining, ils doivent exploiter les résultats, mais en aucun cas les produire. « Il existe aujourd'hui une confusion importante entre le data mining et le simple reporting. Le data mining demande une démarche d'analyse statistique qui requiert des compétences spécifiques. Il faut en maîtriser les méthodes et méthodologies. Le rôle du marketer est d'accéder aux résultats d'analyses mais non d'en produire. », souligne Isabelle Le Bras (SAS).


Les études les plus complexes ne sont pas les plus rentables


La technique étant un facteur d'importance au sein d'un projet de data mining, le choix d'une solution ne peut se faire à la légère et doit toujours répondre à l'expression des besoins utilisateurs. « Il convient de bien formaliser les besoins et les objectifs marketing, de savoir si le data mining sera utilisé pour réduire, par exemple, la proportion de fraudeurs, ou améliorer la qualité d'une offre, prendre en compte les spécificités métiers et les spécificités techniques du système d'information marketing », note Arnaud Femenia, consultant chez KPMG Consulting (Syntegra). L'entreprise qui n'a pas les compétences en interne ne devra pas hésiter à se faire assister sur ces phases cruciales d'audit des besoins, d'aide au choix de solutions et d'intégration de la solution au sein d'un système opérationnel. La démocratisation des solutions de data mining aidant, on peut cependant avec des outils orientés "résultats", comme Kxen ou Knowlbox de Complex Systems, construire très rapidement des modèles prédictifs fiables et obtenir un retour sur investissement très rapide. « Avec nos solutions, le coût de production d'une étude préalable passe de 23 000 euros à quelques dizaines d'euros du fait du grand nombre de modèles pouvant être construits par des hommes de métiers », indique Roger Haddad, P-dg de Kxen. Un outil rapide de prise en main et simple d'exploitation demande en effet moins de ressources informatiques, de mises à jour coûteuses en formation, de temps passé à la création des modèles statistiques et de maintenance. Attention toutefois, car le retour sur investissement d'études data mining dépendra aussi pour beaucoup de l'existant de l'entreprise en termes de système d'information marketing. « Dans un projet de data mining, ce ne sont pas tant les licences logicielles qui coûtent cher, mais bien le fait de disposer d'un référentiel client unique, d'une base de données propre et de qualité, et d'une stratégie CRM multicanal », explique Eric Falque (Bearing Point). Certes, l'externalisation des études data mining reste possible quand une entreprise ne souhaite pas maintenir des équipes en interne, mais elle comporte de nombreux risques. D'une part, celui de s'appauvrir, à terme, en expertise analytique, d'autre part, celui de ne plus savoir piloter les processus marketing en rentrant dans le moule à penser d'un prestataire externe ou encore de ne pas maîtriser et comprendre les études qui sont sous-traitées. « Les marketers souhaitent aujourd'hui faire du data mining réactif, des études et des analyses de campagnes rapides pour optimiser les prises de décision, voire même, être capables d'effectuer des propositions commerciales en temps réel », conclut Eric Falque. La prise de décision rapide prévaut sur la pertinence statistique et ce ne sont pas forcément les actions les plus intelligentes en termes de data mining qui seront forcément les plus rentables.
Louis Vuitton Malletier analyse ses ventes et optimise sa relation client

Filiale du groupe LVMH, premier groupe mondial de luxe, Louis Vuitton Malletier souhaitait disposer d'outils d'analyse lui permettant d'exploiter à la fois les données de ses ventes et celles de ses clients, et ce, n'importe où dans le monde. En 1999, Louis Vuitton démarre un premier projet décisionnel visant à centraliser et à consolider les informations sur les clients et les ventes dans une même base de données. En 2001, le malletier décide de remplacer le système existant par une architecture de datawrehouse et de datamarts métiers. Ainsi, les données des deux référentiels existants (produits et magasins) ainsi que les données quotidiennes remontées depuis les points de ventes (ventes, stocks, fiches clients) sont déversées dans le datawarehouse central. Mis en service en septembre 2002, ce système décisionnel concerne environ 200 utilisateurs au siège parisien et une centaine dans les différents sièges régionaux des départements Marketing, Finance, Logistique et à terme des différents points de vente. Pour mener à bien son projet, Louis Vuitton Malletier a retenu les outils de requête et d'analyse multidimensionnelle Cognos Impromptu, Cognos Impromptu Web Report et Cognos Powerplay. L'intégration des solutions a été confiée à la branche services d'IBM. Le spécialiste de la bagagerie de luxe recherchait en fait une solution conviviale, s'adressant aux non informaticiens. Aujourd'hui, les différentes applications décisionnelles sont accessibles sur l'Intranet de la société. Les utilisateurs peuvent analyser les ventes au travers d'indicateurs clés comme le chiffre d'affaires, le panier moyen, le nombre de transactions, la gamme du produit. Ils peuvent également obtenir, grâce à l'outil Cognos Impromptu, des rapports formatés et statiques qui correspondent directement à des indicateurs clés de performance, suivis de près par les analystes financiers ou les chefs de produit marketing. « Le décisionnel nous a permis un déploiement à l'international très rapide des nouveaux outils d'analyse commerciale. Ceux-ci apportent aux utilisateurs un confort et une profondeur d'analyse qui remporte un vif succès. La vitesse d'adoption de ces nouveaux outils a été impressionnante, notamment pour les cubes multi-dimensionnels. Nous allons généraliser ces outils et cette architecture pour tous nos autres projets décisionnels », explique Cyril Way, responsable des systèmes d'information décisionnel et Internet de Louis Vuitton Malletier. Le déploiement du premier lot du projet a été réalisé sur le dernier trimestre 2002. Aujourd'hui, Louis Vuitton prévoit une extension du périmètre couvert par ces outils notam-ment au travers de développements de rapports et de cubes spécifiques aux régions et aux pays utilisateurs, ainsi que par l'intégration de données complémentaires comme le comptage clients en magasin et le flux de touristes par pays.

mercredi 11 janvier 2012

Glossaire de l’exploitation minière et de la gestion environnementale


 
Abandon
Démantèlement d'une installation pour la rendre définitivement inexploitable, y compris l'enlèvement du matériel et des constructions qu'elle comporte et toute autre mesure visant à s'assurer qu'elle est laissée dans un état sûr.
Accès
Droit d'accéder à des terres privées depuis une voie publique et d'en sortir sans commettre d'intrusion.
Administration locale
Toute administration locale établie en vertu des lois des Territoires du Nord-Ouest, y compris les cités, les villes, les hameaux, les villages, les collectivités établies avec charte ou les établissements, qu'ils soient ou non constitués en personne morale.
Aération
Procédé de circulation de l'air ou d'un autre gaz, comme le dioxyde de carbone, dans un liquide ou un solide.
Agrégat
Ensemble de particules de roche ou de grains de minéraux, ou mélange des deux.
Aménagement du territoire
Élaboration de plans d'utilisation des terres d'un territoire donné, ayant pour objectif d'assurer le bien être général à long terme, et mise au point d'outils et de moyens permettant de réaliser les utilisations visées.
Analyse des risques
Détermination et évaluation des risques, réalisées à l'aide d'indicateurs qualitatifs et quantitatifs.
Angle de talus naturel
Angle maximal que des matériaux meubles peuvent former naturellement sur une pente par rapport au plan horizontal sans glisser.
Aquifère
Couche de roche perméable traversée par les eaux souterraines.
Arrêt d'exploitation
Fermeture temporaire d'une installation industrielle, généralement en fonction de la fluctuation de la conjoncture économique ou de la modification des exigences d'exploitation. L'arrêt d'exploitation peut être de deux types : 1) court arrêt d'exploitation – la société ou l'entreprise exprime l'intention bien arrêtée de reprendre l'exploitation. La durée probable d'un court arrêt d'exploitation ne dépasserait pas un an; 2) long arrêt d'exploitation - la société ou l'entreprise pense reprendre l'exploitation si les conditions s'améliorent. Les permis et contrats d'exploitation pourraient devoir être modifiés en conséquence et une partie du matériel pourrait être récupéré.
Ammoniaque
Souvent présente dans des sites miniers, où on l'utilise dans des explosifs. L'ammoniaque est également présente dans d'anciens sites miniers où du cyanure a été utilisé. Au fil du temps, le cyanure se dégrade et forme de l'ammoniaque et du dioxyde de carbone, lesquels aboutissent dans les résidus et l'eau résiduelle.
Assainissement
Enlèvement, réduction ou neutralisation des substances, des déchets ou des matières dangereuses présents sur un site, afin de prévenir ou de réduire au minimum tout effet nocif sur l'environnement et la sécurité du public.
Assèchement
Élimination de l'eau présente dans une mine (souterraine ou à ciel ouvert) ou dans un mélange composé de roche concassée et d'eau.
Atténuation des répercussions
Mesures permettant de les répercussions négatives sur l'environnement découlant de certaines utilisations des terres ou de certaines activités.
Autochtones
Descendants des Premières nations du Canada. Le paragraphe 35(2) de la Loi constitutionnelle de 1982 définit les Autochtones comme Amérindiens, Inuits et Métis. Aux T.N.-O., ils habitent six grandes régions et parlent sept grandes langues autochtones.
Autorité réglementaire
Personne ou organisme responsable de la délivrance des licences, des permis ou d'autres autorisations requises pour exécuter des travaux de mise en valeur, conformément à toute loi fédérale ou territoriale. La portée de la définition de ce terme ne comprend pas les organismes de réglementation désignés ni les administrations locales.
Barrière de rétention de limon (ou Filtre à limon)
Barrière en géotextile perméable qui permet de filtrer l'eau de ruissellement de surface et de piéger les sédiments afin de prévenir leur introduction dans les cours d'eau.
Barrière verticale ou Écran d'injection ou Mur de boue
Structure rigide installée autour d'un site contaminé pour réduire l'écoulement des eaux souterraines contaminées ou pour restreindre l'écoulement des eaux souterraines non contaminées dans le site contaminé.
Bassin à résidus
Zone de confinement de la roche concassée de laquelle les minéraux de minerai ont été extraits.
Bassin à sédiments
Réservoir servant au confinement et à la rétention de limon, de gravier, de roches ou d'autres débris provenant d'une zone de sédiments.
Bassin de décantation
Plan d'eau naturel ou artificiel utilisé pour retenir les eaux usées et en extraire les solides avant qu'elles ne soient rejetées dans le milieu naturel.
Bassin de drainage
Zone tributaire d'un lac, d'un cours d'eau, d'un réservoir ou de tout autre plan d'eau, ou qui s'y écoule.
Bassin de polissage
Dernier bassin dans une série de bassins de décantation où s'effectuent les mesures d'assainissement des effluents d'usine, des produits finaux de décantation et des contaminants.
Bassin hydrographique
Région ou zone délimitée par des crêtes topographiques qui draine les eaux vers un cours ou un plan d'eau.
BPC (biphényles polychlorés)
Substances huileuses utilisées dans des sites comme substances de refroidissement de l'équipement électrique. Les BPC étaient également mélangés avec de la peinture afin de former des barrières contre l'humidité. Si ces produits ne sont pas éliminés de façon appropriée, ils peuvent entraîner la contamination des sols, de l'air et de l'eau, en plus de s'accumuler dans les tissus des mammifères.
Bioaccumulation
Accumulation de contaminants dans les tissus des végétaux ou des animaux au fil du temps.
Biodégradable
Se dit des substances qui se décomposent dans des conditions et par des processus biologiques naturels.
Biodisponibilité
Quantité de produits chimiques pouvant être absorbée par des tissus exposés.
Biodiversité
Diversité de végétaux et d'animaux vivant dans un milieu donné.
Bioassainissement
Recours à des micro organismes ou à des végétaux pour réduire les concentrations de contaminants dans les sols ou l'eau.
Bioindicateur
Organisme utilisé pour surveiller les changements de concentrations de polluants dans l'environnement.
Biome
Communauté écologique d'une vaste étendue souvent caractérisée par une végétation précise.
Bureau du registraire minier
Organisme chargé de fournir des renseignements sur le Règlement sur l'exploitation minière au Canada, d'administrer les droits d'exploitation souterraine et d'émettre les demandes de licences de prospection, les plaques d'identification, les claims miniers et les permis de prospection. Il assure aussi la bonne gestion de la base de données MINERS.
Capacité d'autoépuration
Faculté qu'a un plan d'eau d'absorber une certaine quantité d'éléments polluants sans que les normes de qualité de l'eau soient outrepassées.
Capacité tampon
Capacité qu'a une substance de résister à une augmentation ou une diminution du pH.
Certificat de titre
Document fondé sur une recherche de titre qui confirme que le titre ou les intérêts d'une propriété ont été accordés à quelqu'un et qui indique les privilèges, les responsabilités ou tout autre engagement de cette personne. Lorsque plus d'un nom figure sur un certificat de titre, les documents relatifs aux droits de propriété ne sont valides que s'ils sont signés par chacune des personnes concernées.
Chantier abandonné
Mine dont les minéraux ou le minerai ne sont plus extraits et dont l'exploitant ne souhaite plus faire l'exploitation.
Cheminée kimberlitique
Conduit cylindrique, vertical et étroit contenant de la kimberlite.
Claim minier
Au Canada, la propriété de ressources minérales est établie en jalonnant le terrain faisant l'objet de droits d'exploitation souterraine. Ce terrain, lequel est consigné au bureau du registraire minier, est appelé « claim minier ».
Concentration
Séparation d'un minéral de sa roche encaissante en vue d'un traitement ultérieur. Le terme désigne aussi la proportion dans laquelle on trouve un produit chimique ou une substance dans l'air, le sol ou l'eau.
Concentrations de référence
Concentration naturelle d'une substance dans un milieu.
Concession
Terrain loué et enregistré au nom d'une personne ou d'un groupe conformément à des lois fédérales ou locales. Au Canada, une concession mesure généralement 1 320 pi2 (environ 400 m2) ou 40 acres (environ 16 hectares).
Condition de référence
Condition mesurée dans le cadre d'une enquête qui sert de référence dans des enquêtes subséquentes.
Confinement
Techniques qui permettent de réduire la mobilité des contaminants, notamment en construisant des barrières matérielles. Les techniques et dispositifs de confinement sont aussi utilisés pour réduire l'écoulement de l'eau dans les matériaux contaminés.
Conservation
Planification, gestion et mise en œuvre d'une activité visant à protéger l'environnement contre toute détérioration de ses propriétés physiques, chimiques et biologiques.
Contaminant
Toute substance physique, chimique, biologique ou radiologique présente dans l'air, le sol ou l'eau et ayant des effets nocifs sur ces milieux. Toute substance chimique dont la concentration est supérieure aux concentrations de référence ou dont la présence dans l'environnement n'est pas d'origine naturelle.
Corridor
Bande de terre étroite qui se distingue du paysage environnant. Les corridors peuvent consister en bandes de terres isolées, mais habituellement, ils sont reliés à une parcelle de terre qui présente une végétation semblable.
Couverture
Partie du sol recouverte par les végétaux, morts et vivants, dont la présence sur le site est d'origine naturelle. Les termes couverture végétale et couvert forestier sont aussi utilisés dans ce contexte. Le sol nu ne constitue pas une couverture.
Couverture végétale
Toute matière végétale, vivante ou morte, constituant une couche de protection à la surface du sol ou immédiatement au dessus de celle ci.
Critères généraux de restauration
Critères et valeurs numériques des concentrations des substances chimiques présentes dans le sol, les eaux souterraines, l'eau de surface et les sédiments, qui peuvent généralement être appliqués à tous les sites, et qui servent à déterminer si les concentrations de contaminants dépassent ou non une valeur établie.
Cyanure
Espèce chimique contenant du carbone et de l'azote ajoutée pendant la flottaison pour séparer l'or du minerai. Le cyanure est transporté sur le site sous forme de poudre. Après avoir été utilisé dans le procédé de flottaison, il aboutit dans les résidus et l'eau résiduelle.
Danger environnemental
Tout agent biologique, chimique ou physique présent dans l'air, l'eau, le sol, des aliments ou des produits manufacturés, ou qui peut être transmis à partir de ces milieux et matières, et qui peut avoir des effets nuisibles sur la santé physique et psychosociale du public ou sur son bien être.
Danger physique
L'exploitation continue des sites nécessite des installations telles que des bâtiments, des bandes d'atterrissage et des chantiers miniers. Ces installations se détériorent au fil du temps et posent des risques pour la sécurité.
DDT (dichloro-diphényl-trichloroéthane)
Hydrocarbure chloré incolore utilisé comme insecticide. Il s'agissait d'un pesticide couramment employé sur les sites afin d'aider les travailleurs à lutter contre les moustiques.
Déblai de substratum
Matériaux de substratum excavés et déposés. Le déblai peut comprendre des fragments durs de diverses grosseurs ou des petites particules.
Déblais ou Matériaux de déblai
Morts terrains excavés afin d'avoir accès au minerai ou aux minéraux dans une exploitation à ciel ouvert. Le terme désigne aussi les débris et les déchets d'une mine.
Décharge
Installation de gestion des déchets aménagée et stabilisée par des moyens techniques qui permettent d'éliminer les déchets en les déposant à la surface du sol ou en les enfouissant, tout en réduisant au minimum les effets nocifs sur la santé humaine et l'environnement.
Déchet
Toute substance sans utilité ni valeur que l'on élimine.
Déchets dangereux
Déchets contenant une substance (solide, liquide ou gazeuse) qui est ou peut être nocive pour les organismes ou l'environnement.
Déchets reliés à l'uranium
L'uranium, en se dégradant naturellement, dégage un rayonnement. Quand l'uranium est extrait, il est exposé à l'oxygène, ce qui accélère le processus de dégradation. Les déchets reliés à l'uranium sont placés dans des aires de confinement des résidus, d'où la hausse des concentrations d'uranium et des niveaux de rayonnement plus élevés que le rayonnement naturel.
Décontamination
Enlèvement, réduction ou neutralisation des substances, des matières dangereuses ou des déchets présents sur un site afin de prévenir ou de réduire au minimum tout effet nocif, actuel ou futur, sur l'environnement.
Dégradation de l'environnement
Toute modification ou altération de l'environnement dont les effets peuvent être considérés comme nuisibles ou indésirables.
Dégradation du sol
État du sol qui subit un lessivage et une altération continus sous l'effet de processus tels que l'érosion due au vent et à l'eau, la salinité du milieu, l'épuisement des matières organiques, l'acidification du milieu et le compactage.
Dépôts fluviatiles
Matériau transporté et déposé par des cours d'eau et des rivières.
Désaffection
Processus de fermeture définitive d'un site et d'enlèvement du matériel, des bâtiments et des ouvrages. De plus, le processus comprend les programmes de remise en état et les futurs plans d'entretien des terres et des eaux touchées.
Détenteur de concession
Personne ayant conclu un bail d'une quelconque nature, par exemple dans le cas d'une propriété ou d'un terrain.
Développement durable
Exploitation industrielle qui n'altère pas le potentiel de l'environnement naturel afin que les générations à venir puissent en profiter.
Déversoir
Chenal par où s'épanche le trop plein des eaux d'un cours d'eau. On aménage des fosses et des déversoirs autour des bassins à résidus afin de permettre à l'eau de s'écouler sans être contaminée.
Drainage
Évacuation des quantités en excès d'eau de surface ou d'eaux souterraines du sol par ruissellement naturel et pénétration, ou par des systèmes de drainage de surface ou souterrain.
Drainage acide
Tout drainage d'un pH inférieur à 7 issu des chantiers, des déchets ou des résidus d'une mine. Peut également concerner les eaux souterraines pompées jusqu'à la surface dans une mine.
Droit de passage ou Emprise
Servitude portant sur des terres qui appartiennent à autrui, obtenue à la suite d'une entente ou d'une appropriation de nature légale, à des fins publiques ou privées. Permission de traverser des terres appartenant à autrui.
Durabilité
Caractéristique d'un développement qui permet de conserver l'équilibre écologique en évitant l'épuisement des ressources naturelles.
Dyke
Filon intrusif étroit, vertical ou quasi vertical, qui a pénétré des roches plus anciennes (p. ex. dykes de kimberlite) lorsque la roche ignée dont il est composé était en fusion. Le terme désigne également un long mur ou une digue visant à prévenir les inondations (p. ex. dyke A-154 de Diavik).
Eau de mine
Eau pompée de chantiers souterrains ou de fosses à ciel ouvert, ou s'en écoulant.
Eau de ruissellement
Eau qui n'est pas absorbée par le sol et qui s'écoule des terres dans des plans d'eau.
Eau potable
Eau dont la qualité répond aux critères de sûreté pour la consommation humaine.
Eau souterraine
Toute eau sous le niveau phréatique dans les roches et les formations géologiques.
Échantillon
Petite portion d'un milieu (eau, sol, vase/émulsion, air, biote, minéral) prélevée et analysée dans un laboratoire afin d'en connaître davantage sur la composition physique et/ou chimique de ce milieu.
Échantillon mixte
Échantillon composé d'au moins deux sous-échantillons.
Échantillonage
Technique employée pour obtenir un échantillon représentatif dans le but de déterminer les caractéristiques physiques et/ou chimiques d'un milieu donné.
Écosystème
Unité écologique formée par les végétaux, les animaux et les matières inorganiques dans un milieu donné.
Effets cumulatifs
Combinaison des répercussions environnementales qui, avec le temps, s'ajoutent à celles déjà en place dans le milieu, à la suite d'une série d'actions ou d'activités de nature semblable ou connexe.
Effluent
Déchet liquide, traité ou non, sortant d'un ouvrage comme un bassin de décantation ou une station de traitement et déversé dans l'environnement.
Élimination
Déplacement, confinement ou traitement de matières indésirables. Le processus peut comprendre l'enlèvement de contaminants ou leur transformation en produits moins nocifs.
Emprunt
Source de matériaux de remblayage.
Énoncé des répercussions environnementales
Rapport soumis par une société ou une entreprise comprenant la description d'un projet ou de travaux de développement, les répercussions possibles, positives ou négatives, des activités connexes, ainsi que les mesures qu'elle prévoit mettre en œuvre afin de réduire, d'atténuer ou de prévenir les répercussions nuisibles. Les renseignements présentés dans le rapport sont fondés sur les résultats d'études et examinés par les organismes appropriés, soit l'office des eaux et différents organismes gouvernementaux, ainsi que par le public.
Enrochement
Protection d'un passage contre l'érosion avec, entre autres, des pierres non maçonnées ou des gabions (cylindres tressés remplis d'agrégats de roche grossière).
Entente d'accès
Autorisation officielle d'utilisation de terres privées en surface.
Érosion
Usure graduelle de la roche, du sol ou de tout autre matériau de surface, causée par l'eau, la pluie, les vagues, le vent ou la glace. Des activités humaines peuvent accélérer ce processus.
Esker
Ride allongée et sinueuse, constituée de gravier, de sable ou d'autres matériaux déposés par un cours d'eau de fonte pendant son écoulement sous un glacier.
Espèce clé
Espèce dont la présence est excessivement importante au maintien de l'intégrité d'une communauté écologique et dont la disparition entraînerait une sérieuse altération de la communauté.
Essai
Analyse chimique d'échantillons de minerai ou de minéraux visant à déterminer la quantité de métaux qu'ils contiennent.
Étude des répercussions sur l'environnement
Rapport écrit, rédigé avant la prise de décision ayant trait à la mise en production, et traitant des effets qu'auront les activités d'exploitation minière proposées sur l'environnement naturel.
Évaluation
Évaluation écrite de l'importance, de la taille ou de la valeur d'un objet donné.
Évaluation des risques
Examen des résultats de l'analyse des risques et des solutions et choix connexes. Le processus d'évaluation des risques tient compte de facteurs tels que le niveau de risque acceptable, la perception du risque par le public, les répercussions socioéconomiques, les avantages et la faisabilité technique. Il sert de base au processus de gestion des risques.
Évaluation environnementale
Étude des effets sociaux et économiques d'un projet de mise en valeur, ainsi que de ses répercussions sur l'environnement.
Examen des répercussions environnementales
Examen d'un projet de développement exécuté par les membres d'une commission.
Excavation
Découpage ou creusement de la surface du sol qui entraîne une altération du paysage d'origine, à la suite de la formation d'un trou ou d'une dépression (fosse).
Exploitation en découverte
Série de bandes ou de gradins desquels on a excavé tous les matériaux sus jacents au minerai ou aux minéraux à être extraits. Les matériaux découpés dans une bande donnée sont déposés dans la précédente, permettant ainsi d'exécuter une remise en état progressive du terrain.
Exploration
Travaux de prospection, d'échantillonnage, de cartographie, de forage et d'autre nature visant à rechercher des gisements et à en déterminer l'emplacement.
Extraction
Dégagement et enlèvement de ressources enfouies utilisées à des fins précises.
Fermeture
Arrêt des activités d'exploitation minière, de traitement ou autres. Aussi, terme générique désignant toute activité associée à la fermeture, notamment la désaffectation et la remise en état.
Filtration
Procédé de séparation des solides que contiennent des liquides, en faisant passer ces derniers à travers des filtres, par exemple un lit de sable ou de charbon.
Forage dirigé
Forage d'un trou suivant une droite non verticale. Le forage dirigé est couramment employé afin de croiser un corps de minerai à fort pendage ou d'accéder à un corps de minerai inaccessible depuis un trou vertical. Dans l'industrie pétrolière, il s'agit du forage de puits non verticaux (forage oblique).
Forme de relief
Tout accident topographique de la surface terrestre produit sous l'action notamment du dépôt, de la sédimentation, de l'érosion et de la tectonique.
Franc-bord
Distance verticale correspondant au volume pouvant encore être rempli dans un dispositif de confinement; distance verticale entre le niveau de l'eau et le sommet d'un barrage ou d'une digue.
Galerie à flanc de coteau
Ouverture creusée horizontalement dans le flanc d'une montagne ou d'une colline pour accéder à un gisement minéral.
Géographie
Étude des constituants et phénomènes naturels propres à la surface du globe terrestre, y compris sa topographie, le climat, le sol, la végétation, etc.
Géologie
Étude scientifique de l'origine, de l'histoire, de la structure et de la composition de la Terre.
Gestion adaptative
Surveillance et évaluation d'une zone remise en état, ainsi que toute mesure nécessaire subséquente pour atteindre les objectifs fixés. La gestion adaptative permet de fournir des renseignements aux fins du processus de planification et de conception pour que les zones remises en état à l'avenir se prêtent à l'utilisation prévue.
Gestion des risques
Processus de sélection et de mise en œuvre d'une stratégie de réduction des risques, qui comprend aussi des mesures de surveillance et d'évaluation de l'efficacité de la stratégie afin d'obtenir les résultats visés.
Gestion intégrée des ressources
Approche concertée de gestion des terres et des ressources reposant sur plusieurs types de méthodes.
Gisement
Accumulation de sédiments, de minéraux, de minerai, etc.
Gîte alluvionnaire
Gîte relativement jeune d'argile, de limon, de sable et de gravier déposé par un cours d'eau au fond d'un cours d'eau, d'une plaine inondable ou d'un lac, ou au pied d'une montagne.
Granite
Roche ignée intrusive à grain grossier, formée de quartz, de feldspath et de mica.
Habitat
Zone bien délimitée dans laquelle vit une espèce de végétaux ou d'animaux en particulier.
Horizon (géologique)
Dépôt géologique associé à une ère donnée et pouvant être clairement caractérisé par la présence de fossiles typiques. Le terme désigne aussi les niveaux sédimentaires que l'on peut raisonnablement distinguer, ou les matériaux sous jacents, au sein d'une section verticale de sol.
Horizon pédologique (Horizon A/Horizon B/Horizon C)
Couche de sol ou de ses matériaux constitutifs à peu près parallèle à la surface et pouvant être distinguée de couches adjacentes par sa couleur, sa structure, sa consistance et sa composition chimique, biologique et minéralogique.
Hydrogéologie
Étude des eaux souterraines, plus particulièrement de leurs propriétés chimiques et de leur écoulement.
Igné
Qualifie les roches formées par la cristallisation de magma fondu, aussi appelées roches magmatiques.
Impénétrable
Qui résiste à la pénétration des liquides ou des racines.
Imperméabilité
Nature d'un matériau que ne peuvent traverser les liquides.
Incinération
Élimination des contaminants par combustion dans un milieu contrôlé, à des températures qui les transforment en cendres, en gaz inertes ou en vapeurs.
Infiltration (percolation/ruissellement)
Mouvement descendant de l'eau dans le sol.
Injection en fond de trou
Pratique employée dans le forage pétrolier qui consiste à pomper par un puits des déchets solides ou liquides vers le bas afin de les introduire dans la formation rocheuse.
Inorganique
Nature de la matière qui n'est pas d'origine végétale ou animale ou de nature connexe à cette dernière.
Intégrité écologique
État d'un écosystème naturel, faisant ou non l'objet de pratiques de gestion environnementale, dans lequel sont maintenus les processus écologiques naturels afin d'assurer la diversité génétique et celle des espèces et de l'écosystème, pour les générations futures. Il existe des intervalles de variabilité cruciaux en ce qui concerne la biodiversité, les processus et structures écologiques, le contexte régional et historique, ainsi que les pratiques durables en matière de culture.
Kimberlite
Type de roche d'origine volcanique qui peut contenir des diamants.
Kimberlite traitée
Kimberlite concassée dont les diamants ont été extraits.
Laboratoire agréé
Laboratoire dont le système de contrôle de la qualité, les capacités techniques et les compétences du personnel sont reconnus officiellement aux fins de certains essais.
Limon
Sédiment fin dont le diamètre se situe entre 0,002 mm et 0,05 mm et qui peut être entraîné par l'air ou l'eau et déposé comme sédiment, généralement au fond des lacs.
Lixiviat
Eau ou autre liquide qui a traversé un matériau solide (p. ex. une couche de terrain) et en a été lessivé ou lixivié; le lixiviat peut contenir des contaminants.
Lixiviation ou Lessivage
Processus de déplacement qui se produit lorsqu'un liquide (p. ex. l'eau) traverse une substance et entraîne certains de ses constituants en d'autres endroits. La lixiviation peut avoir lieu dans un milieu souterrain, comme la roche solide, ou en surface, dans le cas d'amas de matériaux.
Matières en suspension
Particules organiques et inorganiques, y compris du sable, du limon, de l'argile et des solides dans les eaux usées, qui sont en suspension dans l'eau et charriées par celle ci.
Mercure
Élément chimique pouvant être ajouté dans le processus de flottaison afin de séparer l'or du minerai. Dans un tel cas, on utilise du mercure liquide. Une fois qu'il est utilisé, le mer-cure demeure liquide et aboutit dans les résidus et l'eau résiduelle.
Métal
Groupe d'éléments dont les nombreuses propriétés comprennent, entre autres, un éclat métallique, la malléabilité et la ductilité, une densité élevée et de bonnes valeurs de conductivité thermique et électrique. Métal commun – terme général désignant des métaux communs relativement peu coûteux ayant tendance à s'oxyder facilement, comme le cuivre, le plomb et le zinc. Métal lourd – terme général désignant des métaux communs de forte densité tels que le bismuth et le cadmium. Métal précieux – terme général désignant des métaux rares et relativement coûteux, comme l'or, l'argent et le platine.
Milieu aquatique
Habitat comprenant toute la matière organique et inorganique et tous les organismes que l'on trouve dans l'eau ou à sa surface, aux rives d'un plan d'eau.
Mine
Tout ouvrage ou entreprise où un minéral ou minerai est extrait du substratum par quelque méthode que ce soit; ce terme comprend les ouvrages, les broyeurs, les concentrateurs, l'outillage, les installations et les constructions situés sur ou dans le sol, appartenant à la mine ou utilisés à cette fin.
Mine à ciel ouvert
Toute excavation située en surface et ayant pour objet l'extraction de minéraux ou de minerai à l'aide de méthodes de forage, d'abattage à l'explosif ou de sous cavage.
Minerai
Minéral ou matériau solide contenant une substance précieuse ou utile, sous une forme et à une teneur qui rendent son extraction rentable.
Minéral
Toute classe de substances solides inorganiques, d'origine naturelle, possédant une forme cristalline caractéristique et la même composition chimique.
Minéral indicateur
Minéral présent dans les mêmes formations que d'autres minéraux de minerai ou qu'un type précis de roche.
Mise en valeur
Travaux visant à exposer et à exploiter un gisement minéral.
Morts-terrains
Tous matériaux, y compris le sable, le gravier et les sols meubles, qui reposent au dessus du substratum ou d'un gisement.
Muskeg
Zone naturelle et non remaniée, couverte de sphaigne et de carex raides, comprenant aussi des parcelles où croissent des arbustes.
Nappe phréatique
Niveau sous lequel le sol est saturé d'eau.
Neutralisation
Méthode permettant d'augmenter le pH d'un matériau acide, ou d'abaisser le pH d'un matériau alcalin afin d'obtenir un pH de 7.
Normes de qualité de l'eau
Limites quant à certains paramètres chimiques, physiques et biologiques d'un plan d'eau qui peuvent varier selon l'utilisation.
Occupant
Personne, autre que le propriétaire enregistré, qui a la possession d'une terre ou d'un terrain ou qui y a droit.
Paysage
Ensemble des éléments naturels, par exemple les champs, les collines et les forêts, de même que les plans et cours d'eau, qui permettent de distinguer les différentes parties de la surface terrestre. Le terme désigne généralement la portion de terrain ou de territoire visible en un seul coup d'oeil.
Paysage indigène
Paysage dans lequel se trouvent des plantes et des communautés végétales qui sont indigènes à une région.
Percée
Bande rectiligne qui est défrichée pour permettre l'exécution de programmes d'exploration.
Pergélisol
Partie de la surface terrestre (sol ou roche) dont la température demeure égale ou inférieure à 0°C pendant au moins deux ans.
Perméabilité
Mesure de la facilité avec laquelle un sol, ou une couche de sol, se laisse pénétrer ou traverser par des gaz, des liquides ou des racines de végétaux. La perméabilité du milieu et la vitesse de pénétration ou de passage des éléments susmentionnés dépendent de la composition du sol.
Permis
Autorisation ayant trait à l'utilisation de terres ou d'eaux.
Permis d'utilisation des eaux
Permis de type A ou B en vertu duquel son détenteur peut utiliser des eaux ou y déposer des déchets, ou les deux.
Permis d'utilisation des terres
Permis de type A ou B qui autorise à utiliser de terres aux fins d'un projet, selon des modalités et conditions qu'il définit.
Permis de prospection
Permis en vertu duquel son détenteur a le droit exclusif d'effectuer des activités de prospection dans une zone définie d'approximativement 18 750 ha (45 000 acres). La demande d'un permis de prospection ne nécessite aucun travail sur le terrain, mais le demandeur doit détenir une licence de prospection valide.
pH
Mesure de l'acidité ou de l'alcalinité d'une solution, sur une échelle de 0 à 14, la valeur 7 correspondant à des solutions neutres. Le pH des solutions alcalines est supérieur à 7, et celui des solutions acides est inférieur à 7.
Plans de récolement
Plans techniques d'un site aménagé ou remis en état qui présentent toutes les modifications apportées aux plans originaux pendant les travaux d'aménagement ou de remise en état.
Plante indicatrice
Plante qui pousse mieux dans des sols enrichis de certains éléments ou dans certaines conditions.
Plomb
Métal mou, lourd, toxique et malléable. Le plomb est blanc bleuâtre lorsqu'il est fraîchement coupé, mais se ternit et devient gris mat lorsqu'il est exposé à l'air. Le plomb est utilisé dans la peinture, les piles et les hydrocarbures, notamment les carburants au plomb.
Polluant
Contaminant ayant des effets négatifs sur les propriétés physiques, chimiques ou biologiques de l'environnement.
Pratiques de gestion exemplaires
Programmes, techniques, procédés, méthodes d'exploitation, mesures ou appareils servant à prévenir, à éliminer ou à réduire la pollution et ses effets sur l'environnement.
Profilage
Terrassement visant à redonner au terrain le relief avoisinant.
Puisard
Bassin souterrain où s'accumule l'eau dans une mine avant qu'elle soit pompée jusqu'à la surface.
Qualité de l'eau
État de l'eau déterminé en fonction des besoins d'une espèce.
Qualité de l'environnement
Détermination de l'état d'un milieu (sol, eau, air) par rapport aux exigences et besoins d'une ou de plusieurs espèces, et, dans certains cas, des humains.
Recouvrement
Dispositif imperméable conçu pour réduire l'infiltration de l'eau de surface, les émissions de gaz et les odeurs, pour améliorer l'aspect esthétique et pour fournir une couverture superficielle stable.
Règlement sur l'exploitation minière au Canada
Règlement fédéral sur l'administration et l'aliénation des minéraux appartenant à Sa Majesté du chef du Canada dans toutes les terres faisant partie des Territoires du Nord-Ouest.
Remblai
Matériau extrait d'un site et réutilisé pour remplir, à la surface ou sous terre, un espace vide dû à l'exploitation minière.
Remblai propre
Matériau non contaminé utilisé à des fins d'aménagement ou pour remplacer des matériaux excavés contaminés à des fins d'assainissement ou de remise en état.
Remblayage
Action de déposer un certain volume de matériaux dans un espace vide pour le combler et obtenir une surface ayant une pente préétablie. Son résultat.
Remise en état
Processus par lequel un terrain perturbé est rendu à son état initial ou transformé pour d'autres utilisations productives.
Remise en végétation ou Revégétation
Remplacement de la couverture végétale d'origine d'un terrain qui a subi des perturbations.
Résidus
Roche concassée de laquelle les minéraux de minerai ont été extraits.
Restauration
Remplacement, modification, nettoyage, assainissement ou autre méthode de gestion des sols, des eaux souterraines ou des sédiments afin qu'ils retrouvent une capacité et une qualité semblables à celles d'origine.
Risque acceptable
Ampleur des risques ou des dangers potentiels auxquels des personnes ou des groupes sont prêts à s'exposer.
Scarification du sol
Préparation de lits de semences sur un site afin d'y favoriser la croissance des végétaux.
Sédiment
Matériau granulaire, minéral ou organique, qui a été entraîné par l'air, l'eau ou la glace, ou par gravité, et a été déposé à la surface terrestre, au dessus ou au dessous du niveau de la mer.
Sédiments glaciaires ou Dépôts glaciaires
Tout matériau transporté par les glaciers et par l'écoulement des cours d'eau de fonte et les lacs connexes.
Servitude ou Bail de surface
Intérêt non possessoire détenu par une personne sur les terres d'une autre, en vertu duquel elle peut utiliser une partie des terres à des fins précises. Les droits de passage et les emprises des lignes de transport d'électricité et des pipelines constituent des exemples de servitudes.
Seuil
Valeur au delà de laquelle le stress total exercé sur un écosystème excède sa capacité d'adaptation et entraîne des changements fondamentaux chez celui ci.
Site contaminé
Site où des substances, qui sont présentes à des concentrations supérieures aux concentrations naturelles, constituent, ou peuvent constituer, un danger pour la santé humaine ou l'environnement, ou dont la concentration est supérieure aux valeurs indiquées dans les politiques et règlements.
Sol alcalin
Sol dont le pH est supérieur à 7,0.
Sol de mine
Sol résultant de l'exploitation minière et des activités de remise en état, qui peut être utilisé pour la culture des plantes.
Solubilité
Capacité d'une substance à se dissoudre dans un liquide.
Stérile
Tout matériau rocheux, hormis le minerai et les résidus, produit dans une exploitation minière.
Stériles et résidus acidogènes (drainage acide de la roche)
Durant l'extraction, la roche est concassée, et les minéraux qu'elle contenait sont exposés à l'oxygène et à l'eau dans l'environnement. Si les roches sont naturellement acides, cela peut entraîner la formation d'un milieu acide, lequel peut être drainé par l'eau.
Substratum
Couche de roche solide sous le sol, du gravier ou des blocs non consolidés. Le substratum peut être exposé à la surface; tel est le cas de certaines parties du Bouclier canadien.
Suintement
1) Lente pénétration de l'eau dans un sol ou lent écoulement de l'eau contenue dans un sol. Le suintement comporte généralement le drainage oblique de l'eau. 2) Émergence d'eau à la surface du sol, sur une vaste étendue comparativement à une source où l'eau émerge en un endroit bien déterminé.
Superficie au sol
Aire occupée par un projet, y compris tous les ouvrages et toute modification des terres requis pour réaliser le projet et mener des activités d'exploitation minière.
Surveillance
Observation des variations temporelles de certaines mesures de nature géophysique, hydrogéologique ou géochimique
Suspension
Interruption temporaire des activités d'une installation ou d'un site pendant laquelle le matériel y est laissé en bon état et dans des conditions sûres.
Système de gestion de l'environnement (SGE)
Processus de gestion de l'environnement, élaboré par un exploitant, visant à évaluer les risques pour l'environnement que constitue une activité industrielle et à atténuer ces risques ou à résoudre le problème qu'ils constituent. Le SGE facilite l'amélioration continue des procédés d'exploitation et traite, entre autres, de l'élaboration des politiques, des modes opératoires normalisés, de la formation, des vérifications, de la préparation de rapports, des mesures de surveillance et de la participation du public.
Système d'information géographique (SIG)
Outil informatique utilisé pour exécuter la cartographie et l'analyse des entités qui existent sur la Terre et des événements qui s'y produisent. La technologie SIG combine les activités d'exploitation de bases de données, par exemple les fonctions d'interrogation et de recherche et l'analyse statistique, et les avantages des cartes, notamment la représentation visuelle et l'analyse géographique qui leur sont propres.
Talus
Monticule ou mur généralement composé de terre qui sert à retenir certaines substances ou à les empêcher de s'introduire dans une zone donnée.
Télédétection
Mesure des propriétés d'un objet ou d'une surface, sans contact direct avec ceux ci. Dans bien des cas, la télédétection consiste à recueillir des données scientifiques ayant trait à la surface terrestre, à haute altitude et sur une vaste zone, à bord d'aéronefs ou de satellites munis d'instruments.
Terres de la Couronne
Terres dont la propriété, la gestion et l'administration incombent au gouvernement fédéral. Le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien est responsable de la plupart des terres de la Couronne situées aux Territoires du Nord-Ouest.
Terres des Premières nations
Terres visées par différents accords et ententes et octroyées aux Premières nations, ou terres situées dans les limites d'une administration locale et désignées, dans un accord de revendication territoriale des Premières nations, comme terres municipales.
Terres domaniales
Terres dont la propriété, la gestion et l'administration incombent au gouvernement des Territoires du Nord-Ouest
Thermosiphon
Dispositif d'échange de chaleur passif qui s'appuie sur la convection naturelle et qui fait circuler le liquide dans un circuit vertical à boucle fermée, sans qu'une pompe conventionnelle soit nécessaire.
Till
Gravier, blocs, sable et matériaux plus fins non stratifiés et non triés qui ont été transportés par un glacier.
Topographie
Relief d'un lieu (collines, montagnes ou plaines). Une topographie abrupte indique des pentes à pic ou des terrains onduleux, alors qu'une faible topographie témoigne de terres plates présentant de légères ondulations et des pentes douces.
Tourbière
Terre humide recouverte ou remplie de tourbe où la nappe phréatique est généralement peu profonde, dont l'acidité est très élevée et dont la teneur en éléments nutritifs est faible.
Toxique
Se dit d'une substance, d'une dose ou d'une concentration nocive pour les organismes.
Traitement des déchets
Méthode, technique ou procédé conçus pour changer les propriétés physiques, chimiques ou biologiques ou la composition d'une substance, y compris la restauration et la stabilisation.
Traitement ex situ
Méthode de traitement et/ou d'élimination de matières contaminées (sols, eaux et boues) découlant d'activités de décontamination, une fois qu'elles ont été enlevées ou excavées de l'emplacement où elles ont été produites.
Traitement in situ
Méthode de gestion ou de traitement de matières contaminées (sols, eaux et boues) « sur place », qui ne requiert pas leur enlèvement ou leur excavation de l'emplacement où elles ont été produites.
Trioxyde de diarsenic
La roche extraite à Yellowknife et dans quelques autres gisements d'or des T.N.-O. est riche en arsénopyrite, un minéral dont la teneur en arsenic est élevée. Dans cette région, on a fait griller le minerai pour en extraire l'or. Le procédé libère de l'arsenic sous forme gazeuse. En se refroidissant, le gaz se transforme en poussières de trioxyde de diarsenic.
Utilisation finale des terres
Utilisation acceptable des terres altérées, à la suite des travaux de remise en état. Dans certains cas d'utilisation des terres, les autorités municipales doivent accorder une approbation ou adopter une réglementation de zonage appropriée, ou les deux.
Vase
Mélange fin et boueux de poudre et d'eau produit par le forage.
Vérification
Évaluation d'une personne, d'un organisme, d'un système, d'un procédé, d'un projet ou d'un produit visant à déterminer la validité et la fiabilité de l'information, et à fournir une évaluation du contrôle interne d'un système. La vérification fait partie de certaines certifications de contrôle de la qualité telles qu'ISO 14000 ou ISO 14001.
Zone de référence
Zone voisine d'un site en évaluation qui n'a pas été contaminée par des produits chimiques issus de ce site ni touchée par d'autres activités effectuées sur ce dernier.
Zone humide
Terrain généralement bas et plat qui retient l'eau pendant au moins une partie de l'année. Cette eau peut se trouver à la surface, près de la surface ou au-dessus de la surface du sol.
Zone tampon
Zone devant demeurer libre de toute activité industrielle ou permettre la transition entre deux types d'utilisation des terres pour atténuer leurs répercussions réciproques. Les zones tampons peuvent servir à protéger l'environnement ou des propriétés privées et à assurer la sécurité.

Problématique environnementale de l'exploitation des sables bitumineux en Alberta

Les sables bitumineux sont constitués de sables, d'argile, d'eau et de bitume. Le bitume est une forme extrêmement dense, lourde et visqueuse de pétrole qui se trouve à l'état naturel sous forme de dépôts, mais peut aussi être obtenu à partir du raffinage du pétrole. Le bitume naturel se forme par la biodégradation bactérienne de pétrole lorsqu'il s'approche de la surface pendant la phase de migration. Il en résulte un hydrocarbure dégradé, riche en souffre et en métaux lourds. Les plus grandes réserves de sables bitumineux mondiales se situent au Venezuela et au Canada dans la province de l'Alberta. Les réserves initiales canadiennes sont estimées à 1700 milliards de barils, ce qui propulse le pays en seconde position derrière l'Arabie saoudite sur le plan des réserves de pétrole à l'échelle mondiale. Jusqu'au milieu des années 1990, l'exploitation des sables bitumineux canadiens est considérée comme risquée et peu rentable. L'introduction d'un régime de redevances généreux et des allégements fiscaux fédéraux par les gouvernements de l'Alberta et du Canada, pour rendre cette ressource économiquement viable, provoque un changement de la situation. Soutenue par la croissance de la demande, l'augmentation du prix du baril et une diminution des coûts de production, due aux progrès technologiques, la croissance des opérations d'exploitation et de la production explose pour atteindre 1.1 millions de barils par jour en 2004. Actuellement la production est de 1.5 millions de barils par jour et le chiffre de 5 millions est avancé pour 2030. L'exploitation des sables bitumineux débute par une phase d'extraction qui peut être réalisée à l'aide deux méthodes différentes (exploitation minière de surface ou opération in situ) selon la profondeur du gisement. Le bitume est ensuite extrait et peut être valorisé ou non, par l'ajout d'hydrogène et le retrait de carbone, en pétrole brut synthétique plus léger. Les produits résultant sont ensuite exportés via un réseau de pipelines vers des raffineries canadiennes ou américaines. Les Etats-Unis représentent les premiers importateurs des produits pétroliers canadiens alors que l'Asie constitue un marché potentiel pour le futur.
Toutefois, d'importants impacts sociaux et environnementaux sont générés par l'exploitation des sables bitumineux. De vastes étendues au sein de la forêt boréale sont déboisées, les cours d'eau sont déviés et le sol est retiré sur une importante épaisseur pour permettre l'accès aux gisements. L'extraction de bitume est effectuée par des techniques qui consomment des quantités excessives d'eau, prélevée des rivières et aquifères de la région, et de gaz naturel, dont la combustion est responsable d'émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre. En outre, des fuites et des infiltrations de polluants à partir des gigantesques bassins de rétention des eaux contaminées et des résidus représentent un risque élevé. Selon la loi, les industries ont l'obligation de remettre les terrains en état au terme de l'exploitation. En pratique, les méthodes de restauration, basées sur une revégétalisation approximative et la transformation des bassins de résidus en gigantesques lacs, sont incertaines et ne semblent pas être en mesure de restaurer l'ensemble des écosystèmes atteints. Les effets sociaux dans la région où le développement des sables bitumineux a engendré un afflux massif de main-d'oeuvre sont également à déplorer. La capacité de la municipalité à répondre aux besoins de base en infrastructures et en services est largement dépassée et le coût du loyer y est exorbitant.
Malgré tous ces impacts importants, le gouvernement de l'Alberta, soutenu par celui du Canada continuent à approuver des licences d'exploitation pour des nouveaux projets et des projets d'expansion. Les impacts négatifs potentiels sont négligés dans les processus d'approbation et rendent absolument nécessaires l'établissement de politiques environnementales et d'instruments de gestion visant à établir un cadre pour un développement industriel respectueux de l'environnement.

Extraction de l'or en Mauritanie

À 300km au nord de Nouakchott, se trouve la seule mine d'or au monde, exploitée par Tasiast, qui n'est pas encore certifiée comme répondant aux normes internationales pour la protection de l'environnement. Tasiast martèle tout de même que le site est sécurisé du point de vue de l'utilisation du cyanure.


La mine d'or de Tasiast à 250 kilomètres au nord de Nouakchott
La mine d'or de Tasiast à 250 kilomètres au nord de Nouakchott
«La technique de cyanuration utilise la propriété de solubilité de l'or dans une solution diluée de cyanure de sodium. celui-ci est un poison violent et soumis à des règlements de manipulation stricts. Dans le procédé de cyanuration, le minerai d'or finement écrasé est mis en contact avec la solution de cyanure dans des cuves. Le liquide résultant est alors filtré puis désoxygéné; enfin l'or est précipité en ajoutant la poussière de zinc à la solution. Le précipité d'or est récupéré par filtration puis fondu dans un four, puis coulé en barres.» explique Mohamed Salem Barikallah, biologiste et impliqué dans le suivi des conséquences environnementales de l'exploitation aurifère par Tasiast en Mauritanie.

Pour lui un tel processus n'a pas été sans conséquences sur la faune et la flore des environs d'exploitation. «D’énormes quantités de ce poison sont stockées, emballées dans des sacs en plastique à l'intérieur de sacs, le tout à l’intérieur d’une clôture faite de barbelés qui ne protège de rien. Il s’agit donc d’un stockage à ciel ouvert, à la merci de toutes les intempéries» soutient le biologiste. «Comment voulez-vous parler de sécurité dans ces conditions?».

Un rapport datant de 2009, élaboré par l’expert agronome Mohamed Lemine Ould Ahmed, à la demande de la Cour d’Appel de Nouakchott, précisait que MCM, l'autre grande compagnie d'exploitation aurifère en Mauritanie, reconnaissait le risque de danger environnemental, du fait de la présence de cyanure.
Ce rapport préconisait un «contrôle de ces substances toxiques de la part d’un spécialiste en la matière». Et il réfutait l'allégation selon laquelle «la compagnie aurait prévu une étude d’impact environnemental», soulignant que le ministère de l'Environnement et par le biais d'un rapport officiel avait confirmé que la société MCM ne disposait d’aucune étude d’impact environnemental. Et les choses n'auraient pas changé selon une source proche du secteur.

En 2009, Tasiast a dû user de 14.26 tonnes de cyanure rejetés ensuite dans la nature après avoir été stockés à ciel ouvert. Selon le biologiste Mohamed Salem Barikallah, une telle quantité, et «un tel processus d'expulsion justifie les inquiétudes les plus pessimistes sur la dégradation des environs», d'autant que des «décès inexpliqués d'animaux à des points d'eau environnant ont été enregistrés».

«Les bacs de décontamination de la société Tasiast ne sont pas étanches» rappelle le biologiste. Quant à la concentration limite, maximale autorisée de 50 ppm (partie par million), et encore pour certaines personnes, elle serait largement dépassée dans les couloirs miniers de Tasiast, ainsi que de MCM, qui flirterait souvent avec les 120 ppm, sachant qu'à partir de 200 ppm une exposition prolongée peut être mortelle. Tous ces éléments réunis justifient selon Barikallah que Tasiast Mauritanie ne soit pas encore certifiée comme répondant aux normes de sécurité internationale.


Cuves de cyanuration pour extraire l'or
Cuves de cyanuration pour extraire l'or
«Des informations erronées»

«Afin de répondre aux engagements de notre politique environnementale, Tasiast a aligné son système de performance environnementale et de gestion de la sécurité (EHS), sur le modèle mondial ISO 140001 (pour l’environnement), et sur la norme OHSAS 18001 (pour la santé et la sécurité). Ce système définit des normes et directives les plus exigeantes et innovantes ; notamment pour la qualité de l’air, la gestion de l’eau, la régénération et la biodiversité.» explique un technicien et consultant qui a eu à travailler avec Tasiast.

«Il faut savoir qu'il n'y a aucun cas d'empoisonnement ni d'animaux ni d'humains révélé, lié aux activités de Kinross Tasiast. La cyanuration se fait suivant des procédures draconiennes de sécurité. Ce, de l'importation à l'utilisation, en passant par le transport et le conditionnement.» continue la source.

Toute la zone d'activité serait donc sécurisée par une barrière ne laissant aucune probabilité à ce que des animaux puissent se retrouver dans la mine. «Quant aux poches d'eau qui se situent à 60 mètres en profondeur qui ne sont pas d'ailleurs potables (car naturellement chargées en mercure), elles n'ont aucune chance d'être contaminées par la cyanuration car avec le système de drainage gravitaire et le monitoring, il n y a pas de risque de contamination possible» soutient la source.

Par ailleurs, selon la source, jamais Tasiast n'aurait atteint les 16ppm au niveau du Ph de l'air. «Donc il est plus dangereux de fumer une cigarette que de se retrouver à Tasiast» affirme-t-elle.

Pareilles réfutations quant aux cas d'empoisonnement: il n'y en aurait jamais eu directement ou indirectement imputables à la compagnie canadienne. «Tasiast, mais aussi le ministère de l'environnement en fait une sérieuse préoccupation» conclut-elle.

vendredi 16 décembre 2011

Les 5 étapes du cycle minier

  1-explorer.
  2-mettre en valeur.
  3-aménager.
  4- exploiter.
  5-fermer la mine.

La mine

Une mine est un gisement exploité de matériaux (par exemple d'or, de charbon, de cuivre, de diamants, de fer, de sel, d'uranium, etc.).

Elle peut être à ciel ouvert ou souterraine ; Dans les années 1980, environ 20 milliards de tonnes de matériaux étaient extraits annuellement des seules mines à ciel ouvert dans le monde dont plus de la moitié des minerais1 alors que plus de six milliards de tonnes de charbon, 1,6 milliard de tonnes de minerai de fer, 190 millions de tonnes de minerai d'aluminium sont présumés extraits du sous-sol par des galeries et puits au début du XXIe siècle.

La distinction entre mine et carrière tient à la nature du matériau extrait (stratégique ou précieux pour la mine, de moindre valeur pour la carrière) ; en France, c'est le code minier qui définit cela.

Des mines existent depuis la préhistoire (puits creusés dans la craie pour l'extraction du silex, puits ou galeries d'extraction de différents minerais (fer et cuivre notamment).

À partir du XIXe siècle surtout, les progrès techniques et de la géologie ont permis d'exploiter plus rapidement des gisements de plus profonds, jusque sous la mer à partir d'une plate-forme de forage, non sans impacts environnementaux et sociaux et sanitaires directs ou indirects. L'extraction minière est responsable d'un grand nombre de morts, dans les galeries, ou suite à la silicose, l'asbestose ou à des cancers dus à la radioactivité. Les déchets, poussières des « stériles minières » sont parfois à l'origine de pollutions graves différées dans l'espace ou le temps (à partir des métaux lourds notamment). Certaines mines ont engendré un phénomène d'acidification du milieu, auto-entretenu (ce phénomène est dit « Drainage minier acide »). Des mines abandonnées sont aussi à l'origine d'effondrement du sol superficiel. Des séismes induits peuvent être produits par les grandes mines.

En France, il y a eu de très nombreuses mines dans presque toutes les régions. Les gisements de charbon se trouvent dans le Nord-Pas-de-Calais (plus grand réseau de galeries souterraines au monde), en Lorraine, dans le Massif central, en Provence, dans le Sud-Ouest (exemple: Carmaux) mais aussi autour de Saint-Étienne. La Russie possède aussi de nombreux gisements de charbon (exemples: Donbass et Sibérie). Le Royaume-Uni possède quant à lui d'importants gisements de charbon au nord (Lowlands en Écosse), au Pays de Galles, autour de Manchester, dans le centre (Midlands) et dans le Yorkshire.